Monday, February 6, 2012

Les Forêts de BYU

J’entends parfois les gens qui disent que nous avons besoin de trouver les endroits de solitude.  Quelque part où nous pouvons aller pour penser, être seuls et communiquer avec la nature.  Je ne suis pas contre cette idée et j’adore les montagnes qui nous entourent ici, mais ce n’est pas toujours facile d’y aller au milieu du semestre lorsque nous en avons besoin.  Je me suis demandé s’il y avait des endroits sur campus à BYU où je pouvais aller pour trouver des moments pensifs et avoir un peu de la « nature » sans quitter BYU.

J’ai découvert pleins d’endroits sur campus qui m’ont apparu comme des petites forêts.  Lorsque j’ai vu certaines scènes à BYU, les lampes près des montagnes qui touchent le ciel un peu comme les arbres ou des rangées des livres qui imitent des petits bosquets, j’ai pensé immédiatement à la forêt et à des moments tranquilles que j’ai eus en marchant ici chaque jour. 

« Forêt silencieuse, aimable solitude,
Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! »

« Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
J’éprouve un sentiment d’inquiétude ! »

« Des arbres, des gazons une douce tristesse :
Cette onde que j’entends murmure avec mollesse, »

« Et dans le fond des bois semble encor m’appeler.
Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière
Ici, loin des humains ! »

« Au bruit de ces ruisseaux,
Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe printanière,
Qu’ignoré je sommeille à l’ombre des ormeaux ! »

Les citations ont été tirées du poème « La forêt » par François-René de CHATEAUBRIAND 











Sunday, February 5, 2012

Des trésors oubliés

En pensant à ce projet, un ami a suggéré que nous allions chez ses grands-parents, car il y a beaucoup de choses intéressantes là-bas. Cette conversation m’a fait penser à la maison de mes grands-parents qui était un paradis pour moi et mes cousins ​​quand nous étions jeunes. À côté de la piscine il y avait une statue d'un garçon qui pêchait. Et il y avait une salle qui avait juste un petit bain avec peinture écaillée jaune - sans toilette et sans lavabo. Il y avait des "passages secrets" menant aux placards sombres et mystérieux où nous jouions jusqu'à ce qu’on nous appelle pour le dîner. Sans parler de leur jardin massif derrière la maison. Le sauvage et mal soigné terre de la Louisiane était un nouveau monde pour une fille qui vivait dans une banlieue en Floride. Nous recueillions tous les fleurs sauvages et faisions des vêtements et des petites maisons pour les fées. Nous grimpions tout au cours de la tondeuse à gazon et l'équipement d'exercice que personne n’utilisait jamais. Plus tard, nous jouions avec des poupées anciennes de nos mères jusqu'à ce que nous nous endormions avec nos visages pressés contre le laid tapis marron. Cet endroit était magique pour moi, beaucoup plus intéressant que ma propre maison.

Mes grands-parents ont déménagé et les jouets ne sont plus là. La maison a une nouvelle propriétaire—quelqu’un d’autre doit s’occuper des hortensias.

En faisant le tour de ce terrain des grands-parents inconnus, j’ai entendu des histoires d’une autre enfance. Pour moi, les chaises toutes rouillées, le tas de pneus, et les vélos abandonnés, ne voulaient rien dire.Personne n'avait touché de ça pendant des années. Toutes les choses étaient brisées et poussiéreuses. À mes yeux c'était une maison délabrée avec une cour remplie de détritus parce que ce n'était pas la maison de mes grands-parents et ce n'était pas mon enfance. Mais pour lui, tout était beau et lumineux.




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Saturday, February 4, 2012

des rivières urbaines


On m’a dit une fois que les Américains aiment bien construire des choses, souvent des lotissements, et les donner des noms de ce qui existait là avant.  Par exemple,  « Elk Ridge, » «Quail Run, » « Indian Hills, » et « Riverwoods » sont juste quelques noms qui viennent à l’esprit.  C’est souvent le cas que les Américains détruisent et reconstruisent des choses.  On ne trouve pas souvent l’esprit qu’on voit dans la mission héliographique de préserver le passé.  On n’est pas habitué ici à vouloir entretenir des choses anciennes, et la seule marque de la nature qui reste est le nom du lotissement.

Mais parmi ces nouvelles constructions, nous trouvons des vestiges de la nature.  Et parfois l’homme, en essayant de s’échapper des lignes droites et debout, peut trouver des traces de la nature.  Cela est ce qui suit.  Les photos qui se trouvent dessus sont des rivières (ou ruisseaux) urbaines.  
 






Les Cathédrales


J'adore l'architecture des cathédrales catholiques. Je ne sais pas tout à fait pourquoi; c’est peut-être la façon dont chaque élément attire les yeux vers le haut : les piliers magnifiques, le plafond voûté, la lumière du soleil filtrant par les vitraux d’en haut—tout cela se combine pour captiver mon attention. La grande et robuste espace d’une cathédrale est pour moi un témoignage de l’esprit humain et de sa capacité de concevoir, créer et maitriser une structure qui semble permanente et indestructible, un endroit où l’homme à trouvé un moyen de rendre l’homme insignifiant.
Il est difficile de comprendre combien beaucoup de cathédrales sont vieilles, particulièrement en Europe. Comment est-il possible que l’homme arrive à créer quelque chose qui, après des siècles, est debout malgré tout le temps qu’elle a enduré ? De plus, à part quelques exceptions remarquables (Notre Dame de Paris étant une bonne exemple), beaucoup de cathédrales semblent être perpétuellement vides. Parmi les douzaines de cathédrales que j’ai explorées, toutes ont été vides de personnes. Mais à travers les siècles, les gens qui se sont croisés à l’entrée, et qui se sont assis dans les bancs usés ou qui se sont agenouillés en prière devant les petites chapelles environnant la nef, ils ont tous leurs propres histoires de ce que représente la cathédrale. Et les ouvriers aussi ont leurs propres histoires : le sang qui sert de mortier, et la sueur de peinture, a été versé par des hommes et des femmes qui ont donné leur tous à sa réalisation il y a des années. Pour moi, la cathédrale est plus d’un lieu de culte ; elle est un monument opérationnel, un endroit fait par et pour des gens qui ont peint leurs propres histoires sur les murs de pierre. C’est un endroit où on peut admirer un aspect de l’achèvement humain, ou l’œil peut voir presque aussi loin que l’esprit. C’est un endroit ou, comme Marc Augé a suggéré, les voyages faits et les discours prononcés déterminent leurs propres existences.
















A travers vos propres yeux...

J'ai cherché une image belle et inconnue mais j'ai trouvé bien le contraire.

Elle n'était pas exotique ni célèbre ni belle, mais plutôt ordinaire.

J'avais envie de voyager afin de voir le monde à travers les yeux d'un autre.

Mais en cherchant ces vues idéalisées j'ai trouvé simplement la nôtre.

Je vous suggère de m'imiter : regardez n'importe où et puis faites une pause.

Soyez silencieux. Il faut écouter votre coeur et votre esprit pendant qu'ils causent.

A le moment parfait prenez une photo avec les lentilles de vos propres yeux.

Imaginez-la en blanche et noire et puis en rouge et bleu.

Marchez un peu, cent mètres au maximum et puis répétez ces étapes de nouveau.

Vous avez le pouvoir de changer le monde en imaginant avec votre cerveau.


Friday, February 3, 2012

les lignes

J'ai toujours pensé que la photographie montrait le monde comme il était, 
mais une fois quand j'ai regardé à travers la lentille, 
tout ce que j'ai vu était des lignes. 

Les lignes qui séparent l'espace, les lignes qui créent l'espace. Bien que notre monde est ronde, nos lignes droites le divisent en carrés réguliers. 

Le carré a quatre côtés
Comme le monde.


On dit pourtant que la terre est ronde
Comme ma tête





Ronde et monde et mappemonde
Un anticyclone se dirigeant vers le Nord-Ouest.





Le monde est rond, la terre est ronde.
Mais elle est, mais il est
Quatre fois pointu


Est Nord Sud Ouest
Le monde est pointu




La terre est pointue
L’espace est carré
- Robert Desnos

Monday, January 9, 2012