Wednesday, February 29, 2012

l'Humanité du Moment~


"When people look at my pictures I want them to feel the way they do when they want to read a line of a poem twice." - Robert Frank


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"To me, photography is an art of observation. It's about finding something interesting in an ordinary place.... I've found it has little to do with the things you see and everything to do with the way you see them." - Elliott Erwitt



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"It is always the instantaneous reaction to oneself that produces a photograph" - Robert Frank


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"Being shy is quite useful to a photographer, because it gives you the opportunity of not being shy once you have the field of a camera before you. It protects you from being shy." - Elliott Erwitt


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"I don't think you can create luck. You're either lucky or you're not. I don't know if it's really luck or if it's just curiosity. I think the main ingredient, or a main ingredient for photography is curiosity. If you're curious enough and if you get up in the morning and go out and take pictures, you're likely to be more lucky than if you just stay at home." - Elliott Erwitt


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There is one thing the photograph must contain, the humanity of the moment. - Robert Frank

À une locomotive en hiver

Il y a tellement de photos de trains. Il semble y avoir quelque chose que les photographes ne peuvent pas résister. Mais dans ce genre spécifique, il y a beaucoup de variété - parce que le style de chaque photographe apporte quelque chose de nouveau. Brassaï, par exemple a pris des photos de la gare du Palais-Royal la nuit tandis Erwitt était plus axé sur les émotions des gens qui disaient au revoir à leurs proches. Autrefois, les trains étaient un symbole de la modernité et souvent, les images de trains étaient comme une célébration de la pouvoir de l'homme – l’innovation et le progrès. Mais qu'en sont-ils maintenant? Qu'est-ce que le rôle d'un train dans la société de voitures et les avions?


THEE for my recitative!
Thee in the driving storm, even as now—the snow—the winter-day declining;
Thee in thy panoply, thy measured dual throbbing, and thy beat convulsive;
Thy black cylindric body, golden brass, and silvery steel;




Thy ponderous side-bars, parallel and connecting rods, gyrating, shuttling at thy sides;
  Thy metrical, now swelling pant and roar—now tapering in the distance;
Thy great protruding head-light, fix’d in front;






Thy long, pale, floating vapor-pennants, tinged with delicate purple;
   The dense and murky clouds out-belching from thy smoke-stack;
   Thy knitted frame—thy springs and valves—the tremulous twinkle of thy wheels;







Thy train of cars behind, obedient, merrily-following,
Through gale or calm, now swift, now slack, yet steadily careering:
Type of the modern! emblem of motion and power! pulse of the continent!






  For once, come serve the Muse, and merge in verse, even as here I see thee,
With storm, and buffeting gusts of wind, and falling snow;
By day, thy warning, ringing bell to sound its notes,
By night, thy silent signal lamps to swing.







Fierce-throated beauty!
Roll through my chant, with all thy lawless music! thy swinging lamps at night;
Thy piercing, madly-whistled laughter! thy echoes, rumbling like an earthquake, rousing all!
Law of thyself complete, thine own track firmly holding;
(No sweetness debonair of tearful harp or glib piano thine,)
Thy trills of shrieks by rocks and hills return’d,
Launch’d o’er the prairies wide—across the lakes,
To the free skies, unpent, and glad, and strong.

-- Walt Whitman

Points de Repère

Il y a quelques semaines une amie m’a invité à Roosevelt, Utah (près de Vernal) pour assister à sa réunion de Sainte-cène où elle allait faire un discours avant de partir en mission. En y allant je suis passé par une vieille station service au milieu de nulle part où, il y a plusieurs étés, j’avais arrêté pendant un voyage à Vernal que je prenais avec des amis. Mais cette matinée froide, j’ai remarqué que la même station service isolée avait fermé ses portes ; Il n’y avait personne pour nous accueillir comme je me souvenais et comme je m’attendais. J’ai arrêté la voiture au bord de la rue pour regarder la structure, réfléchissant à cet été passé avec mes amis. Cette station était pour moi un point de repère à la fois sur la route et dans la mémoire ; elle était la seule structure dont je me souvenais de la route qu’on avais prise, et maintenant seuls les pompes et l’immeuble abandonné s’y tenait. En regardant la station froide et déserte j’ai ressenti un vide; ce point de repère que je tenais dans la tête n’était qu’un squelette, une ombre d’un bel été d’autrefois que je ne retrouverai pas, mais que je garderai à jamais.

Nous avons tous nos propres points de repères. Qu’ils soient littéraux ou figuratifs, ils existent dans la vie de chacun de nous. Parfois ces points ne disparaissent jamais ; de temps en temps, ils ne durent qu’une petite partie de la vie.  Néanmoins, ces points de repère sont souvent archivés dans l’esprit pour se rappeler plus tard ; on les nomme pour donner des directions ou pour se souvenir d’un bon moment. Ils ne nous laissent pas : quand on est plus âgé, on espère voir certaines choses qui nous rappelle la passé, qui évoque la nostalgie. Les points de repères sont personnels ; ils sont nos propres indicateurs, nos plans dans la vie, et, même si on les oublie, ils seront une partie de nous à jamais.







Derrière Les Yeux Fermés

Quand nous voyons le monde qui nous entoure, nous pouvons voir toutes les attentes des autres. Nous voyons comment ils peuvent nous juger et toutes les raisons pour lesquelles ils sont supérieurs que nous. Mais, quand on ferme les yeux, on est seul. Il n’y a personne d’autre. On peut s’exprimer parfaitement, sans jugement, sans attente.

En fermant les yeux, une personne peut se transport à un état mental complétement différent




De temps en temps on s’exprime par un tout petit sourire, et ça suffit



D’autres fois, on chant, sans penser aux autres, ni à ce qu’on port



Les yeux fermés, on n’est qu’un enfant—pas de limite



Et derrière la sécurité de nos paupières, nous gagnons. Nous conquérons. Nous Triomphons.



Tuesday, February 28, 2012

Beautiful Zion, Built Above



"And the Lord called his people ZION
because they were of one heart

and one mind

and dwelt in righteousness

and there was no poor among them."

Souvent quand je parle avec des gens pour la première fois, ils me demandent d’où je viens.  Avant de répondre, je me prépare pour le pire.  « Provo, » je dis. « Happy Valley ! » est une réponse que j’entends fréquemment.  Ou parfois ils parlent du « bubble. »  Et une fois, une fille m’a dit d’un ton railleur, « Oh, you’re a Utah Mormon. » 

Mais ce que ces personnes ne comprennent pas est que ce stéréotype est bien dangereux. Il existe plein de problèmes dans la ville de Provo, et cette idée chimérique ne fait que nous donner un sentiment d’autosatisfaction.  Comme Brassai, je voulais montrer une autre côté d’une ville.  Mais pour mois, ce n’était pas tout à fait nécessaire de sortir la nuit pour la trouver.  C’est possible que vous ne compreniez pas le sens de toutes les photos.  Si vous avez des questions, peut-être il faut apprendre à connaitre la ville un peu plus.

Les reflets de la vie en haut


Récemment mon père a terminé la construction d’un appartement terrasse à City Creek à Salt Lake City qui vaut plus que dix millions de dollars.  Cet appartement offre des vues de la cité qui sont vraiment incroyables.  Le jour avant l’arrivée de la propriétaire nous y sommes allés en famille pour voir le travail de mon père et pour goûter un peu de la haute classe et voir les conforts et les avantages d’un tel appartement.  Pendant notre séjour j’ai pris beaucoup de photos, j’ai pris des photos des travaux, de l’art, des lignes, de la cité à nuit, des lumières et du temple.  Pendant mes efforts de capturer cette mode de vie j’ai eu un faux moment décisif, je dis faux parce qu’il n’y a pas eu un moment de mouvement ou quelque chose précis, j’ai simplement pris une photo lorsque j’ai vu le reflet de mon frère dans la fenêtre.  À ce moment l’idée m’est venue à l’esprit que cette fenêtre me montrait deux choses ; la vie de la haute classe et celle de ma famille qui n’en fait pas partie.  Il fallait capturer ce soir en famille à travers ces reflets, parce que ce n’était ni notre appartement ni notre vie, mais nous y étions et nous nous amusions.  Pour une soirée nous faisions partie de la haute classe.






   

Le regard de ceux qui regardent


Pour commencer il faut dire que je ne suis pas du tout intéressée par les sports d’hiver. Je n'ai peur des skis, je ne fais pas du snowboarding ; en hiver, je ne fais que regarder la neige depuis ma fenêtre en sirotant un bon chocolat chaud.   Donc, pour accepter une invitation aux X-Games à Snowbasin près d’Ogden, Utah, il m'a fallu un coupe-file « VIP » et une promesse du déjeuner gratuit ; tout ce qui était pourvu par un ami.

J’ai apporté mon appareil au cas où il y aurait un moment à capturer avec un click de l’objectif.   J’observais les gens, et j’ai pris des photos, mais ce que je voyais ne me marquait pas énormément.  Après un tour ou deux sur le télésiège, et une petite promenade à regarder les kiosks, nous sommes allés voir la compétition finale de piste de demi-lune (half-pipe), pour les snowboards. 

C’est là où j’ai trouvé l’occasion parfaite de prendre des photos.  D’abord j’étais fascinée par la foule de gens qui s’y tenaient debout pendant des heures dans le froid pour regarder des gens qui glissent pendant un total de 5 secondes.  J’ai pu prendre une photo de la perspective du snowboardeur, une image que j’imagine soit assez motivante pour lui.

J’ai pu aussi capturer les gens de plus près.  Dans une photo, un jeune garçon regarde avec une expression d’admiration, curiosité et désir.  Dans une autre, on voit un homme qui n’a pas du tout l’air de s’appartenir à ce monde avec un casque en fourrure et un regard studieux, mais qui s’y mettre tout de même. 

Ensuite, la dame qui serre la main d'à côté – c’est elle qui a complètement changé l’expérience de cette journée pour moi.  Au cours de la compétition, j’ai appris que cette dame en violet était la mère d’un des compétiteurs, Louie Vito.  En fait, toute la famille de Vito m’entourait.  Il se pouvait que Vito termine en première place, mais il fallait encore son dernier tour.  Avant cette dernière descente, j’endendais des chuchotements de sa stratégie – une nouvelle combinaison pour mettre la première place hors de portée pour les autres.  L’anxiété et la nervosité se suspendaient pendant les 5 secondes de Louie Vito et tous ceux qui m’entouraient se taisaient.  La photo de sa mère a été prise pendant ce bref moment.  Quand il a atterri et tout le monde a recommencé à respirer, j’étais tellement contente et fière de cette personne dont je n’avais jamais entendu parler 10 minutes auparavant.  Être près des gens plein d’amour comme cette famille m'a beaucoup touchée.

Moi, qui attendais m'ennuyer à mort pendant cette journée a trouver un moyen non pas seulement d'apprécier ce sport qui me disait absolumment rien, mais j'ai senti quelque chose de très spécial. Et bien que pour moi, cette expérience ne m'ait pas attirée au début, il est évident que cela n'a aucune importance sur ceux qui regardent le spectacle.